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lundi 15 juillet 2013

Femen : j'aime bien ce féminisme subversif

Au début interrogative sur ces FEMEN, j'ai cherché à comprendre en quoi la quasi nudité de ces femmes pouvait représenter un message féministe. 
Historique :  en 2008, les Femen dénonçaient la prostitution forcée, violente, massive et mafieuse qui s'opérait dans leur pays, l'Ukraine. Leurs premiers objectifs étaient donc de promouvoir les droits des femmes et d'alerter la population à chaque fois que ceux-ci étaient bafoués. 

Très vite ce mouvement a dépassé les frontières de l'Ukraine et les Femen luttent maintenant aussi pour d'autres causes en faveur de la démocratie et des droits humains (notamment pour la liberté de la presse et contre la corruption, la pauvreté, la violence conjugale ou encore des formes de discriminations telles que le sexisme, le racisme ou l'homophobie), mais, surtout, elle remettent en cause la place des religions dans nos sociétés, qui véhiculent et institutionnalisent ouvertement des valeurs misogynes et certains comportements qui peuvent s'avérer être mortels pour les femmes. 

Outre le fait d'exposer leurs slogans sur leurs seins nus, elles brulent des drapeaux islamiques, tronçonnent des croix chrétiennes en bois - symbole selon elles de l'oppression millénaire de l'église catholique sur les femmes -Radicales et transgressives, elles sont prêtes à tout sauf à la violence sur autrui car leur consigne est «de ne jamais rendre un coup»! Elles s'en prennent aux symboles religieux ou machistes à la différence de leurs adversaires qui portent directement atteinte à leur intégrité physique.


Toute la philosophie d'action des Femen se résume et se justifie à travers ces quelques mots: la nécessité fait loi - ou encore, la fin justifie les moyens - un besoin extrême peut justifier le fait qu'on passe outre les obligations conventionnelles, les lois, généralement établies par les hommes et, a fortiori, les religieux. La condition des femmes dans le monde est à ce point désastreuse qu'il n'est plus question pour elles que la voix des femmes soit muselée, si peu entendue ou si peu prise en compte. Certes, les réalités sont multiples dans nos sociétés, mais il y en a une qui est particulièrement écrasante: la domination des institutions gouvernementales et religieuses, des médias et des grandes entreprises par les hommes. Bref, tout ce qui nourrit et influence essentiellement les valeurs de nos sociétés... Les Femen utilisent bel et bien les médias pour exister dans ce monde tel qu'il est, à défaut d'être simplement oubliées, écartées des débats, dans le seul et unique but de parler au nom de celles que la mise au silence tue chaque jour. Nous serons quasiment tous d'accord pour dire que sans l'exposition de leurs poitrines aux médias, leur mouvement n'aurait pas la force qu'il a aujourd'hui. La faute à qui?
Une paire de seins comme symbole et moyen de communication car ce que montrent les «journalistes» de leurs manifestations ne correspond pas à la réalité, les femen ne sont pas seulement des femmes jeunes minces et belles subissant les diktats de la mode...ce sont surtout des femmes décomplexées qui n'ont pas peur de se dénuder.
La réalité c'est que les gens se contentent d'avaler les informations des «gros médias machistes» et des photos qu'ils prennent sans prendre le temps de se renseigner correctement... 

Réussir le féminisme là ou les formes de revendications féministes classiques ont échoué...c'est je pense ce qu'il faut retenir de ces femmes courageuses...

jeudi 7 mars 2013

8 Mars : la mal nommée !

Ce 8 mars, nous entendrons une fois encore parler de la mal nommée « Journée DE LA femme ».
Un peu d’histoire s’impose …

En 1911, Clara Zetkin (une féministe allemande proche de Rosa Luxembourg) faisait adopter par le Congrès international des femmes socialistes le principe d’une « Journée internationale des femmes » et elle choisissait le 8 mars, date historique et symbolique de la première manifestation de femmes : le 8 mars 1857 à New-York, des couturières descendaient dans la rue pour réclamer que leurs salaires soient les mêmes que celui des hommes ; c’était la 1ère revendication d’un « à travail égal, salaire égal » que Maria Deraismes relayait dès 1869 dans son journal « Le Droit des femmes ». 

C’est dans cet esprit que le 8 mars devait être une journée de commémoration des luttes DES femmes dans le monde.

Cette journée a été officialisée en 1977 par l'ONU sous le nom de « Journée internationale DES femmes », puis en 1982, en France où s'est opéré le glissement sémantique vers … « la Journée DE LA femme », avec la perversion du sens que porte le passage du pluriel à un singulier qui laisse entendre un « éternel féminin » que cette journée célèbrerait.

Le 8 mars n’est pas une journée de célébration de la femme, mais une journée de commémoration des luttes passées et de mobilisation pour les luttes encore à mener pour une véritable égalité de traitement et de dignité.

Au moment où, dans beaucoup de pays du monde, les femmes sont en lutte pour leur liberté, où, en France, l'égalité, même légalement reconnue, reste bien souvent formelle, plus que jamais cette journée doit rassembler LES femmes.

A Libourne le CIDFF, la LDH, et l'association Ni Pute Ni Soumise s'associent pour cette journée internationale des droits des femmes. et vous invitent dès 14h à la maison des associations (47 boulevard de Quinault)

De 14h à 16h : débat + projection d'un micro trottoir sur l'égalité des rôles des mères et pères de famille à la maison des associations. Entrée gratuite.

Puis en soirée à 20h15 avec l'association Cinéphiles en Libournais : avec la projection  du film "Wadjda", suivi d'un débat avec Ni putes ni soumises,  la Ligue des Droits de l'Homme au Cinéma Grand Ecran. Entrée 5 €. Contact : Centre d'Information des Droits des Femmes et de Famille 05.57.51.93.92


dimanche 13 novembre 2011

Femme, mère (de 4 enfants, un garçon et 3 filles) et citoyenne.
Mititante associative et politique, professeur documentaliste au lycée Max Linder de Libourne, conseillère municipale auprès de Gilbert Mitterrand- premier mandat

Ma rencontre avec l'association SOS racisme
en 1985 a marqué profondément ma vie et mes engagements.
Justice, égalité des chances, antiracisme, laïcité, écologie, et citoyenneté sont les valeurs humanistes que j'ai choisi pour donner du sens à mes combats.

Tolérante mais intransigeante lorsque les lois de la République sont bafouées.
Sage mais virulante lorsqu'il s'agit de défendre les acquis que notre histoire et nos combats ont gagnés.
Passionnée et engagée, je veux faire avancer toutes les valeurs auxquelles je suis profondément attachée : les libertés fondamentales, (les droits de l'homme, le féminisme, l'écologie, l'éducation....)

D'SOS racisme, l'Unef-ID, la FCPE, Attac, en passant par le PS que j'ai quitté en 1990, je me sens aujourd'hui plus que jamais engagée au quotidien comme conseillère municipale déléguée à la culture et à la citoyenneté à Libourne en Gironde.
J'ai pour mission notamment de développer les liens entre la ville et  les associations cinéphiles qui se rattachent au cinéma, la culture cinématographique et l'éducation par l'image.
Et j'ai crée en 2009 pendant la semaine de l'éducation contre les discriminations, une journée pour les classes de CM2 de notre ville autour d'un film taitant des inégalités suivi d'un débat/échange entre le public scolaire et des intervenants du tissu associatif local (LDH, SOS Racisme, Ni Putes Ni soumises, et la Ligue de l'Enseignement...).


Aujourd'hui adhérente au Parti de Gauche,  depuis févier 2009, c'est avec un enthousiasme non contenu que je peux (enfin !) exprimer la philosophie politique de ce tout nouveau parti qui porte mes nombreux espoirs en termes de citoyenneté et de société.

Femme de conviction, passionnée par l'actualité politique et par la vie de ma cité,  j'ai fait le choix de partager mes engagements en faveur de l'action collective, mes tergiversations, mes modestes réflexions avec les citoyens, les libournais, car je crois profondément que les rêves et les idéaux ne valent la peine que s'ils sont partagés.

Je pense aussi que les moyens de communication qui sont à notre portés, ont aujourd'hui un rôle de médiation, vulgarisation, partage et de dialogue dans la pratique de la démocratie au quotidien...

 PS ; Ce blog n'est pas celui de mon parti politique même s' il influence considérablement ma façon de voir la vie en politique.