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mardi 4 mars 2014

2014...1914 et Droits des femmes


2014.....1914....

Il y a 100 ans la première Guerre Mondiale a éclaté. Il va s'en dire que cette guerre là, a joué un rôle déterminant dans l'émancipation sociale, intellectuelle, professionnelle des femmes.
Leurs hommes partis faire la guerre,  les femmes restent la seule main d’œuvre disponible.

Elles ont très rapidement accédé à des postes à responsabilité, s'intègrent dans le monde du travail et gèrent seules les finances du foyer.

De nombreux signes témoignent de ce changement, dans tous les domaines : les jupes et les coupes de cheveux raccourcissent, le mouvement des suffragettes qui milite pour le droit de vote des femmes prend de l'ampleur...

Pourtant, à la fin de la guerre, le retour des hommes s'accompagne pour un temps d'un retour à la « normale », difficilement supportable pour des femmes qui pensaient désormais occuper une tout autre place dans la société.

Les mentalités évoluent lentement.

Si j'ai voulu mettre en relief le 100 ème anniversaire commémoratif de la première guerre mondiale, c'est parce qu'avec le CIDFF, Cinéphiles en Libournais, la LDH nous présentons le film « La vie domestique »:

Ce film n'est pas sans m'évoquer ce même milieu bourgeois et convenu dont parle Simone de Beauvoir en 1958 dans les Mémoires d'une jeune fille rangée. Elle y dresse sans concession un tableau de la condition féminine de l'époque.


Les choses et les mentalités ont-elles changées ? La condition des femmes a-t-elle évoluée ? Oui indéniablement. Cependant il reste du chemin à faire... Égalité des salaires, partage des tâches ménagères, éducation des enfants, même dans la précarité il n'y a pas d'égalité : sur les 8 millions de pauvres vivant sous le seuil de pauvreté en France 5 millions sont des femmes et avec elles des bataillons d'enfants...

Je voudrais livrer ceci à votre réflexion : et si changer le monde passait aussi par un changement dans le partage des richesses....le turbo capitalisme, la finance internationale gangrènent le système mondial. Aujourd'hui 200 familles au travers le monde, se partagent à elles seules, ce que gagnent 3 milliard 1/2 de personnes...

Nous devons tous ensemble œuvrer à rétablir un équilibre entre les peuples, mais aussi entres les hommes et les femmes pour un monde plus juste...

jeudi 7 mars 2013

8 Mars : la mal nommée !

Ce 8 mars, nous entendrons une fois encore parler de la mal nommée « Journée DE LA femme ».
Un peu d’histoire s’impose …

En 1911, Clara Zetkin (une féministe allemande proche de Rosa Luxembourg) faisait adopter par le Congrès international des femmes socialistes le principe d’une « Journée internationale des femmes » et elle choisissait le 8 mars, date historique et symbolique de la première manifestation de femmes : le 8 mars 1857 à New-York, des couturières descendaient dans la rue pour réclamer que leurs salaires soient les mêmes que celui des hommes ; c’était la 1ère revendication d’un « à travail égal, salaire égal » que Maria Deraismes relayait dès 1869 dans son journal « Le Droit des femmes ». 

C’est dans cet esprit que le 8 mars devait être une journée de commémoration des luttes DES femmes dans le monde.

Cette journée a été officialisée en 1977 par l'ONU sous le nom de « Journée internationale DES femmes », puis en 1982, en France où s'est opéré le glissement sémantique vers … « la Journée DE LA femme », avec la perversion du sens que porte le passage du pluriel à un singulier qui laisse entendre un « éternel féminin » que cette journée célèbrerait.

Le 8 mars n’est pas une journée de célébration de la femme, mais une journée de commémoration des luttes passées et de mobilisation pour les luttes encore à mener pour une véritable égalité de traitement et de dignité.

Au moment où, dans beaucoup de pays du monde, les femmes sont en lutte pour leur liberté, où, en France, l'égalité, même légalement reconnue, reste bien souvent formelle, plus que jamais cette journée doit rassembler LES femmes.

A Libourne le CIDFF, la LDH, et l'association Ni Pute Ni Soumise s'associent pour cette journée internationale des droits des femmes. et vous invitent dès 14h à la maison des associations (47 boulevard de Quinault)

De 14h à 16h : débat + projection d'un micro trottoir sur l'égalité des rôles des mères et pères de famille à la maison des associations. Entrée gratuite.

Puis en soirée à 20h15 avec l'association Cinéphiles en Libournais : avec la projection  du film "Wadjda", suivi d'un débat avec Ni putes ni soumises,  la Ligue des Droits de l'Homme au Cinéma Grand Ecran. Entrée 5 €. Contact : Centre d'Information des Droits des Femmes et de Famille 05.57.51.93.92