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lundi 25 février 2013

Rythmes scolaires et réformes...

Je suis personnellement extrêmement favorable à cette réforme sur les rythmes scolaires qui seront beaucoup plus harmonieux pour les enfants, en étalant le programme de la semaine sur 4 jours ½ au lieu de 4 comme aujourd’hui. On sait bien, et ce sont des spécialistes en chronobiologie qui le disent que les variations et interruptions de rythmes (heures de coucher plus tardif pour cause de mercredi librefatigue plus que ne repose les enfants, que les enfants dont les parents ne peuvent faire autrement vont en garderie alors que les enfants plus favorisés sont gardés par les parents à coup de cours de danse de musique, de sports et autres réjouissances qui peuvent coûter prés de 200 euros par mois à certaines familles !!!!) Cela permettra aussi à de nombreux parents de reprendre un emploi à temps complets pour certain ce qui devrait pouvoir accroître le pouvoir d’achat des plus faibles.
Cependant  il y a des aspects de cette réforme qui me dérangent. Je comprends que la semaine des 4 jours acquise en 2008 soit difficilement échangeable contre les 4 jours ½ imposées par la réforme Peillon…Il faut avoir conscience que cette réforme puisse être douloureuse pour les enseignants.
Cette réforme se fait sur fond de crise, de suppression de postes massifs depuis le dernier gouvernement UMP et que ces postes n’ont pas été compensés, les salaires des enseignants ont stagnés depuis 20 ans et ce n’est pas la prime de 400 euros par an qui va satisfaire nos professeurs des écoles…sans compter le gel de l’indice des fonctionnaires.
La suppression des RASED est elle en arrière plan dans le mécontentement des professeurs des écoles…
Je suis  pour la défense de l’école républicaine.
Cette réforme va créer la territorialisation de l’enseignement et au-delà va  provoquer une inégalité sur les territoires en fonction des moyens que les communes pourront allouer aux temps périscolaires (locaux, matériels et personnel disponibles). Dans la République, tous doivent avoir les mêmes droits !
Aussi je demande qu’effectivement cette réforme se fasse pour le bien être des enfants mais en restaurant les postes supprimés, en augmentant le salaire des enseignants, le gouvernement n’a pas à jouer la carte de l’austérité budgétaire sur le dos des enfants et des enseignants.
Quid de l’école privée ? Car recevant elle aussi les subsides de la municipalité à hauteur de 50 € par enfants scolarisés, va-t-elle elle aussi engager cette réforme et s’aligner sur 4 jour ½ ou  comme M. Peillon l’a dit «  je cite : les écoles privées sont libres d’organiser leur semaine d’enseignement…." Est-ce à dire que les écoles libournaises privées pourraient rester sur 4 jours d’enseignement tout en bénéficiant des mêmes dotations de 50 euros par élève, majorés de 45 euros dans le cadre d’une application rapide de la réforme au même titre que les écoles publiques ?
Si ces écoles privées acceptent de mettre en place la semaine de 4 jours 1/2, vont-elles elles aussi demander la mobilisation du personnel communal pour encadrer le temps périscolaire, au détriment du public et au moyen de l’argent du contribuable ?
Selon Philippe Buisson Maire de Libourne, les écoles privées de Libourne s'aligneraient sur celles du publiques, et ne bénéficieraient pas de personnel municipal...
Cependant je m’inquiète pour d'autres communes, où la concertation n'est pas de mise. 
Cela  viendrait renforcer les  entorses inacceptables faites à la laïcité scolaire instaurée par les lois Debré, Guermeur, et Carle.
Dois-Je à cette liste de nom rajouter Peillon ?

Claudine Chapron

jeudi 17 janvier 2013

Oui au mariage pour tous !


Je ne pensais pas un jour avoir à défendre cette institution réactionnaire bien que parfois bien romantique qu'est le mariage !
Mais lorsqu'on défend et que l'on se bat  pour l'égalité des droits, cette bataille contre les discriminations ne peut être morcelée. 
Le mariage implique dans notre droit de la famille la possibilité de postuler à l'adoption d'un enfant. La reconnaissance du droit au mariage pour toutes et tous implique donc que les droits qui lui sont liés soient reconnus à tous les couples mariés sans discrimination d'orientation sexuelle. Pour que chacun ait la possibilité de choisir y compris de ne pas se marier, faut-il encore que le choix existe. Tant que cette possibilité est déniée à une partie de la population, il y a discrimination.
Se battre pour le mariage pour tous constitue donc bien une avancée dans le domaine des libertés et de la reconnaissance de l'égalité entre tous les citoyens. 

Je ne comprend pas pourquoi les religieux s'en mêlent : l'élargissement du droit au mariage pour tous indifféremment de ses orientations sexuelles ne concerne que le mariage civil et républicain ! Le seul a être reconnu par la loi !

les religions monothéistes confondent à dessein le contrat de mariage régi par le Code civil, issu de lois votées par le Parlement de la République française, et l'organisation du mariage religieux au gré des croyances des pratiquants de tout culte.

La présence dans les  manifestations "contre le mariage gay" de représentants de l'église catholique, de la droite politique et de l'extrême-droite montre que la réaction sait toujours se rassembler pour défendre sa vision rétrograde de la société basée sur l'exclusion et la division. Les mêmes qui étaient dans la rue contre l'égalité des droits, applaudissent à la régression des droits des travailleurs, conséquence de l'accord scandaleux passé entre le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC.

La droite française  montre une fois de plus qu'elle est toujours au rendez-vous de la réaction comme elle l'a été historiquement contre le droit de vote pour les femmes, contre le divorce, contre la contraception, contre l'avortement, contre l'autorité parentale partagée, contre le PACS. 

 Alors le 19 janvier on descend dans la rue 
pour l'égalité des droits
Place de la Comédie à Bordeaux à 14h









jeudi 6 décembre 2012

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : aussi couteux que nuisible

 
Jeudi 29 novembre j'ai répondu présente à l'appel pour la création d'un collectif solidaire contre le projet d'extension de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 
Simple élue  dans une majorité PS, je n'ai pas vocation à être une simple gestionnaire des deniers publics. Je n'ai pas vocation à être soumise à une majorité municipale. Cette majorité est plurielle, et je souhaite faire entendre ma différence.
Je soutiens et le Parti de Gauche avec moi la création de ce collectif.
Je conçois mon rôle dans la cité, comme porteur de radicalités concrêtes :  je mets en action le discours avec la réalité de notre société de la concurence, du productivisme et du consumérisme.
Le Parti de Gauche tient à souligner qu'une autre politique des transports est possible, en respectant l'environnement. L'écologie est un projet d’émancipation, social et écologique, au service du bien-vivre.
 
Je dénonce les violences policières à l'encontre des opposants.
 
Je souligne que la mise en œuvre de ce projet d’un nouvel aéroport aboutirait à un gaspillage de fonds publics, à une dégradation irréversible de ressources naturelles et de potentiel agricole aux portes mêmes d’une agglomération d’un million d’habitants.
 
Le collectif NDDL crée à Libourne la semaine dernière peut compter sur mon soutien indéfectible et tant qu'élue et citoyenne et je demande l'abandon du projet couteux et nuisible de M. Ayrault, ainsi que le retrait des forces de police.
 

 

mercredi 28 novembre 2012

Chine : ne pas oublier

Lundi 26 Novembre lors du conseil municipal, au passage du vote pour un conventionnement/jumelage de Libourne avec la ville de Puer en Chine, j'ai laissé ma place vacante préférant le silence fracassant, au bruit et à la fureur des paroles futiles....

Absente et trois fois citée, on a même évoqué mon chef de parti Jean-Luc Mélenchon pour peut-être me faire entendre raison....Mais c'est plus fort que moi ! Ni les dogmes ni les idéologies n'auront jamais l'attrait et la force de la Liberté !

Car je ne veux pas oublier le prix Nobel de la Paix qui a récompensé en 2010 Liu Xiaobo, le célèbre dissident emprisonné qui croupit toujours dans une prison chinoise

Mo Yan, -ce qui signifie "celui qui ne parle pas" en chinois- écrivain , prix Nobel de littérature 2012.

Dans son œuvre, Mo Yan s’en prend régulièrement, avec un humour souvent féroce, aux tares du système chinois, le népotisme, la corruption, la bureaucratie..

En ce qui me concerne j'ai voulu moi aussi prendre son pseudonyme "je me suis tue" hier soir...Je ne cautionne pas ce qui se passe dans ce pays qui bafoue les droits humains, qui est toujours pointé du doigt par Amnesty International...

Je laisse mes collègues de conseil municipal négocier avec leur conscience, et peut-être avec la prochaine échéance électorale !
Il ne peut y avoir de compromis avec tout..
 
 

vendredi 23 novembre 2012

Le jumelage de Libourne avec une dictature

La ville veut se jumeler avec la Chine, pays ou la liberté d'expression est bafouée, où les défenseurs des droits humains sont pourchassés et condamnés à mort, pays qui pratique le harcèlement, l'intimidation, la torture envers tous ceux qui critiquent le gouvernement, pays qui pratique les expulsions forcées des habitants (sans indemnités) hors de leurs terres à des fins d'exploitations industrielles. La politique démographique de l'enfant unique à produit comme conséquence le génocide des bébés ayant la malchance de naître fille...

Pour ma part faire un jumelage est une manière de fraterniser et d'entretenir des liens d'amitiés avec un pays, d'échanger, d'avoir une fenêtre ouverte sur le monde.
Je ne veux pas donner l'impression aux habitants de Libourne que tout peut se faire au nom de l'intérêt économique avec n'importe quel pays surtout si celui-ci est une dictature.
Je souhaite user du droit à ma liberté d'expression et de conscience citoyenne en m'opposant à la signature de la convention de jumelage entre la ville de Libourne et la ville de Puer en Chine.
La convention de jumelage doit être voté lors lors du prochain conseil municipal le lundi 26 novembre 2012.
 

mercredi 13 juin 2012

On fait quoi dimanche 17 juin ?

La vague rose et bleu marine n’a pas déferlée sur la France contrairement à toutes les prédictions journalistiques et statistiques.
Le vote des électeurs ne fait que renforcer  le message donné lors des deux tours : renvoyer Sarkozy et sa politique néo-libérale.
 Mais personne n’est dupe sur la suite : le changement ce n’est pas (encore) pour maintenant ! D’autant que le massacre de nos acquis sociaux est lourd…
Avec près de 43 % toutes classes confondues (contre 35 % en 2002 et 39 % en 2007 au premier tour), on voit qu’une partie du peuple, principalement les couches populaires (53 % de la population), s’est mobilisée contre Nicolas Sarkozy et sa politique pour ensuite s’abstenir aux législatives…
Dimanche 17 juin ce sera peut-être et sans doute encore plus net ! Le taux d’abstention risque d’être encore plus fort.
Malgré cette bouderie collective des urnes (issues essentiellement des couches populaires employés/ouvriers), le PS-EELV obtiendra sa majorité absolue, devenant seul maître à bord pour appliquer la politique de son choix.
Mais nous savons bien au Front de Gauche qu’ il ne suffit pas que la gauche gagne les élections. (même si nous souhaitons la victoire de la gauche le 17 juin en France, faut-il le rappeler !même si cela coûtera cher à nos militants de mettre un bulletin PS dans l’urne, tant nous avons été méprisés -rappel des propos de Martine Aubry qui faisant allusion au Front de Gauche dit « nous n’avons pas besoin d’EUX !! »),
 Il faut rompre avec les politiques antisociales et austérités en Europe, ces politiques antidémocratiques et ces politiques d’alliances internationales antilaïques et de soutien aux intégrismes religieux. La crise n’est pas un banal vent du Sud : c’est une tempête annoncée et ce n’est pas avec un capitaine de pédalo (et toc) que nous pouvons avoir confiance pour mener la bataille.
La BCE ne pourra pas malgré les milliards injectés aux banques privées qui prêtent ensuite à des taux indignes à la Grèce, l’Irlande, le Portugal à l’Espagne, et bientôt l’Italie… tous ces prêts n’ont absolument pas réglé la crise des liquidités pour l’économie réelle, et ne règlera jamais les dégâts engendrés par les politiques néolibérales de gauche ou de droite.
Le PS –EELV s’est bien gardé de parler de la crise et d’aborder la question centrale des politiques d'austérité en Europe. D’ailleurs il n’y a pas eu de véritable campagne nationale ! PS -EELV se contentant d’appeler à soutenir Hollande en lui obtenant une majorité forte à l’assemblée Nationale.
Vote légitimiste donc pour ce 1er tour. Avec une représentation parlementaire qui sera très éloignée des véritables rapports de force électoraux.
Les 2 à 3 années qui s’annoncent, seront sans échéances électorales. Ce sera pour nous le temps de la consolidation de notre toute jeune force politique (Parti de Gauche) et de notre mouvement Front de Gauche avec toutes ses composantes. Je rappelle –et cela fait du bien !-que le FDG est en progression continue : En dehors de la présidentielle (quasiment 4 millions de voix) , le FdG avait fait 1 million de voix aux Européennes de 2009 ; 1,1 aux régionales ; 1,7 aux cantonales si on projette les résultats à l'échelle nationale ; 1,8 million à ces législatives.
Nous ne devons pas nous démobiliser. Nous devons continuer à avoir la lutte contre le néolibéralisme dans notre ligne de mire, Le capitalisme et le fascisme sont nos principaux adversaires. Nous ne nous trompons pas. C’est notre ligne politique de fond.

Il n’est pas question à aucun moment, jamais, de devenir un nouveau satellite du PS et rejoindre la marmaille EELV, MRC, PRG et stopper net la politique de rupture envers le néolibéralisme.
C’est loin d’être une posture politique ! Comme ces « amis là » le prétendent lorsque nos quelques élus PG (dont moi !) prennent position. Mais c’est bien une nouvelle manière d’envisager l’engagement politique. La gauche de gauche n’est plus crédible si elle pense qu’elle peut marquer sa différence sur le fond des sujets traités sans également repenser sa stratégie et donc la façon dont elle intervient. La priorité n’est pas de convaincre le gouvernement et ses fans-clubs  d’idées meilleures. 

La priorité et de ramener à nos idées le peuple ! La tâche sera rude pour reconquérir un électorat perdu,  
Il faut armer politiquement le peuple et donc commencer par s’armer soi-même.
Cela passe par l’ÉDUCATION POLULAIRE, le maillage du territoire, une écoute active de nos citoyens partout sur le territoire. On ne change pas la ligne politique de fond, on définie une stratégie politique ! 

Et pour dimanche 17 juin, je mets un bulletin pour battre la droite populaire de Libourne !

mardi 29 mai 2012

Pourquoi choisir d'élire un(e) député(e) du Front de Gauche aux prochaines législatives


Anny Sire-Richard Professeur à la retraite, militante du Parti de Gauche, membre du Front de Gauche, a écrit cet article, et me l'a envoyé récemment. Je vous le donne à lire !

Pourquoi choisir d'élire un(e) député(e) du Front de Gauche aux prochaines législatives


Nous avons majoritairement rejeté la politique de Nicolas Sarkozy et élu François Hollande. Ce choix a montré que nous voulions vivre autrement.

Cependant, nous savons que François Hollande ne pourra, seul avec son gouvernement, changer la donne. Il reste attaché à l'idéologie dominante, celle du néolibéralisme, celle de la finance, celle de l'Europe que nous avions massivement rejetée, en 2005, en connaissance de cause.
Ne perdons pas de vue que François Hollande et le PS avaient appelé  à voter OUI au TCE. Ne perdons pas de vue, non plus, qu'il a préconisé l'abstention de ses élus lors du Congrès de Versailles en février 2008, ce qui a permis à Nicolas Sarkozy de faire passer le Traité de Lisbonne, copie conforme du TCE, dont nous mesurons chaque jour les conséquences. N'oublions pas qu'il a prôné de nouveau "l'abstention dynamique" lors de la signature du Mécanisme européen de Stabilité (MES) qui nous conduira très prochainement à une politique de rigueur, à l'application de la fameuse "Règle d'or", chère à Angela Merkel et à la perte progressive de notre souveraineté nationale. 

Songeons à ce qui se produit en Grèce, en ce moment. Les nouvelles règles européennes, si elles sont appliquées, feront de nous les Grecs de demain. Est-ce cela que vous voulez ?

Cinq ans de Sarkozysme ont démantelé tout le programme de solidarité nationale mis en place par le Conseil National de la Résistance, et mis à mal tous nos services publics : santé, éducation, distribution de l'eau, du gaz, de l'électricité, des services postaux, des transports publics... au nom des règles de la concurrence libre et non faussée.
Cinq ans de Sarkozysme, selon les mêmes règles, ont fait fuir nos usines, nos industries de pointe, délocalisées dans des zones où la main d’œuvre est meilleur marché ce qui fait que le chômage, en France n'a cessé d'augmenter...

Nous ne pourrons compter sur les députés socialistes pour rompre avec ces politiques antisociales et   bousculer le programme très flou et plutôt libéral de "notre" actuel Président.
Nous avons besoin, pour construire le futur, d'une école forte pour former notre jeunesse, d'un système de santé publique et de sécurité sociale solidaires, de transports en commun publics, d'une EDF indépendante des sociétés privées et capable de sortir progressivement du nucléaire dont on a pu récemment mesurer les dangers, et de donner l'essor aux énergies renouvelables...

Nous devons recréer les conditions du mieux vivre ensemble.

Tout cela, le Front de Gauche l'a inscrit dans son programme : "L'humain d'abord". Ce programme est réaliste et réalisable : il suffit de rompre avec cette idéologie néolibérale qui broie les humains et ne profite qu'à quelques uns (1% de notre population qui bénéficie de suprêmes privilèges fiscaux et autres et  licencie ou délocalise sans le moindre état d'âme).

Notre pays n'a jamais été aussi riche, seulement, cette richesse n'est plus du tout partagée : les plus riches sont de plus en plus riches tandis que le nombre des pauvres s'accroît et que la précarité devient une règle.

Songez que "l'Europe qui protège" est en train de mettre en place un nouveau système social dans lequel il n'y aura plus de CDI mais des contrats à durée déterminée, discutés au coup par coup... que le contrat primera sur la loi rendant les salariés définitivement esclaves de la demande patronale et de ses exigences au niveau salarial, c'est-à-dire, du moins disant social. (Projet de l'Europe, du MEDEF et admis par le PS dans son programme).

Songez qu'il vous sera demandé de travailler jusqu'à plus de 65 ans prochainement, pour obtenir une pension de misère, qu'il vous faudra financer vos retraites, alors que dès la cinquantaine, vous aurez des chances d'être  licenciés par un patronat qui décidera que vous êtes trop coûteux ou inadaptés à ses exigences.

Songez à tout ce qui vient de se décider durant ces cinq dernières années, et demandez-vous, en toute honnêteté ce que l'actuel gouvernement a la volonté de modifier... peu de choses, selon son programme !

Pour que notre démocratie fonctionne dans le sens de l'intérêt général des citoyens, il importe qu'il y ait une Assemblée Nationale représentative de toutes les sensibilités.
Le rôle des députés, c'est de proposer et d'élaborer les lois qui nous régissent.
Si vous élisez des députés socialistes en masse, ce sera une assemblée "bleu-horizon", qui votera comme un seul homme (ou une seule femme) les lois du MEDEF et de l'Europe. Si vous voulez que vos intérêts soient pris en compte, il faut créer à gauche les conditions favorables au plus grand nombre des citoyens.
François Hollande semble nier le fait qu'il doit son élection aux 4 millions d'électeurs du Front de Gauche qui lui ont apporté leurs voix au second tour. Il faut que cette gauche puisse faire entendre sa voix, la vôtre, la nôtre.
Ne vous laissez pas abuser par les discours de la droite ou de l'extrême droite. Tous ont toujours été du côté de la finance et du grand patronat. Ils ne feront rien pour le peuple qu'ils méprisent, même s'ils essaient de donner le change en paroles !
Avec l'extrême droite (et avec l'UMP qui tendait, particulièrement en ces temps de campagne présidentielle, vers l'extrémisme du FN dans ses discours et ses attentes) c'est la fin de la solidarité nationale que nos "pères" avaient construite en 1946, juste après la guerre, dans des conditions autrement difficiles que celles que nous connaissons en ce moment. Respectons leur souvenir et honorons leur sagesse, nous leur devons tant !

N'oublions pas que notre pays avait su, dans les années 30, échapper à la vague fasciste qui s'enflait en Europe : Allemagne Hitlérienne, Espagne Franquiste, Italie Mussolinienne.
Ce serait une immense honte de donner du pouvoir pour ne pas dire le pouvoir à ce type d'idéologie fondée sur la haine de l'Autre, sur le racisme et la xénophobie. N'oublions pas la leçon de l'Histoire, restons le peuple des Lumières, celui de l'abolition des privilèges. Honorons nos fondamentaux : Liberté, Égalité, Fraternité !

Pour cela, donnons-nous une représentation à la hauteur de nos espérances, à la hauteur de la France.
Élisons nos députés pour qu'ils portent notre parole, celle du Peuple, pour qu'ils nous rendent des comptes comme ils s'y sont engagés,  et pour cela, votons Front de Gauche !  
Anny Sire